Comment faire face à l’imprévisible ?

Dans son livre « le cygne noir, la puissance de l’imprévisible », Nassim Nicholas Taleb (2008) établit que notre société est confrontée de manière de plus en plus fréquente à des évènements imprévisibles (des cygnes noirs) dont l’impact sur nos organisations peut être gigantesque. Il démontre qu’il n’est pas possible de les prévoir mais qu’il est extrêmement important de s’organiser pour pouvoir réagir à ceux-ci pour en diminuer les effets. Ce thème est traité différemment par Jérôme Barrand (2011), dans le livre qu’il a coordonnée sur « l’entreprise Agile », puisqu’il indique une montée en puissance de la complexité de notre environnement. Pour lui, cette complexité engendre des difficultés pour les salariés à faire face et engendre du stress et une baisse de la productivité.

C’est dans ce contexte que les entreprises cherchent à devenir « Agile » afin de faire face à ces incertitudes économiques.

A cette problématique s’ajoute un profond mal être des cadres dans les entreprises dont la source est souvent une surcharge de travail. Dans le livre l’entreprise Agile, Karim Benameur (2008) développe une approche intéressante de la productivité des salariés. Il propose de mesurer l’efficience organisationelle des salariés par la méthode des temps objectifs. Selon lui « les entreprises attendent de leurs salariés qu’ils affectent la totalité de leur temps de travail aux objectifs et missions pour lesquels ils ont été recrutés ». Dans les faits, le temps des salariés est décomposé en deux grandes catégories.

• Le temps opérationnel où le salarié effectue les taches pour lesquelles il a été recruté,
• Le temps parasite durant lequel il effectue des taches autres que celles pour lesquelles il a été recruté mais qui sont indispensables pour mener à bien sa mission (ce temps parasite peut d’ailleurs être décomposé en deux autres temps : le temps donné et le temps volé).

Karim Benameur (2008) indique que dans le cadre de ses différentes missions, il a pu mesurer des temps parasites de plus de 24 %. Il est évident que nous avons tous au cours de nos différentes expériences professionnelles rencontré ce type de problèmatique.

L’une des conséquences de l’augmentation de ces temps parasites est la baisse de productivité des managers et une augmentation du stress et des risques psychosociaux.

Élibe se veut une solution à ce besoin de fléxibilité des entreprises face à l’imprévisible et à l’amélioration du temps opérationnel des cadres par la mise en place d’une politique de remplacement des absences par des cadres ou techniciens experts motivé et expérimentés.